L’Ashram est en premier lieu une famille. Dans cet esprit, nous accueillons des enfants, orphelins pour la plupart, et tous atteints par le virus du SIDA.

Notre structure est divisée en deux maisons. L’une, pour les plus jeunes garçons et pour les filles, porte le nom de Jeeva Nivas. Elle héberge près de 35 enfants de 3 ans à 16 ans. La deuxième, appelée Nava Jeevan, héberge 13 jeunes adolescents, de 14 à 20 ans. Ces maisons d’accueil, créées en septembre 2006, ont pour vocation de prodiguer une éducation à ces enfants en pourvoyant à leurs biens matériels, affectifs et spirituels.

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Pour subvenir au mieux à leur besoins, les frères coopèrent étroitement avec les sœurs de Cluny, notamment en matière de santé. Ces sœurs (elles sont deux pour l’instant) sont très dévouées et ont la charge principale de la maison des adultes, appelée Shanthi Bhavan. Elles vivent sur le même site que les frères et les enfants, et offrent leurs soins maternels à tous et en toutes occasions.

 

 

 

Si en 2006, nous comptabilisions 14 enfants, en 2018, il y en a 48 dans la structure, et 8 en situation d’autonomie partielle (étude supérieures, apprentissage ou début de vie professionnelle) de 4 ans à 22 ans.

La trithérapie leur permet de maintenir une immunité quasi-normalle. Des exercices physiques réguliers – notamment le yoga ou l’art martial – et une alimentation équilibrée enrichie en suppléments contribuent au maintient de leur bonne santé. En plus de l’éducation reçue à l’école, chacun des enfants participent à des activités extrascolaires, dans le but de développer leur créativité et leurs compétences. il peut s’agir de la peinture, du dessin, de la danse (bharata natyam), du yoga, du kalaripayat (art martial traditionnel du kerala), du football, etc.

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Mettre fin aux appréhensions sur le VIH et sur le SIDA est essentiel pour cesser les discriminations encore ici. C’est pourquoi nous encourageons vivement les enfants à sortir dans le monde, à être partie prenante du monde qui les entoure pour qu’ils n’aient plus peur. Malheureusement, l’attitude négative envers les enfants et adultes sidéens reste encore très marquée. Le manque d’informations sur la transmission de la maladie entretient un climat de peur. Fort des expériences passées de rejet et de discrimination, les enfants ont appris à rester discret sur leur maladie hors de l’Ashram. C’est aussi pourquoi nous essayons de leur donner, à l’intérieur des murs de nos maisons, un amour inconditionnel et une confiance trop souvent éprouvée par le passé.